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    carnets de création

    Les pièges à éviter et conseils pour la technique du Junk-journal

    Éviter les pièges du junk journal et autres conseils

    Le Junk-journal, traduit littéralement par « journal poubelle » est une discipline artistique apparue aux États-Unis. Pour en lire davantage sur cette technique je vous renvoie à l’article précédemment écrit il y a quelques mois : Qu’est-ce qu’un Junk journal

    Qui dit « poubelle » dit travail avec des matériaux de récupération. Oui ! Mais ce n’est pas une raison d’y mettre tout et n’importe quoi qui aurait pour résultat un rendu trop surchargé !

    Je défends corps et âme le fait de fabriquer des objets à la main. Par conséquent, cela implique que chaque œuvre que nous créons est là pour durer dans le temps. Elle devient le témoignage d’un moment donné. Je défends très fortement le fait d’incorporer des matières récupérées, des matières qui ont déjà une histoire passée, et de m’amuser avec pour créer,modifier, revisiter celle-ci afin de créer un équilibre entre l’ancien et le nouveau.

     

    Ce qui fera la différence :

    Mes 5 incontournables où je ne lésinerai pas sur la qualité

     

    1. -Les papiers et pages de livres illustrés,
    2. -Les cartons de couverture,
    3. -La colle papier et textile,
    4. -Le fil de reliure,
    5. -L’aiguille (si j’utilise la machine à coudre).

     

    Les 5 points qui font pour moi le petit plus dans une création :

     

    1. -Avoir les bons gestes de teinture, que cela soit en teinture naturelle ou teinture du commerce, sur papier ou tissu.
    2. -Utiliser le bon grammage de papier suivant le résultat voulu (couture, broderie, ou teinture).
    3. -Connaître les différentes fibres textiles pour les coudre, broder, transformer.
    4. -Utiliser les bonnes encres, que cela soit pour l’impression imprimante ou tampon.
    5. -Avoir conscience des couleurs utilisées

     

    Mes bons plans récup’ :

     

    Pour les papiers, les solderies sont parfois des cavernes d’Ali Baba. On y trouve régulièrement, si vous prenez la peine de chercher un peu, des ramettes A3, A4, certaines fois des papiers imprimés scrapbooking ou non, mais également toutes sortes de carnets qu’on peut débrocher (terme en reliure signifiant découdre un livre) pour les recomposer et agencer comme on le souhaite dans un junk (carnets lignés ou non, carnets à point, carnets illustrés, cahiers d’écolier, chemise…).

    Pour les tissus, ma préférence va à la récupération de vêtements dont les motifs souvent petits sont appropriés aux dimensions de carnets. On peut y récupérer, boutons et dentelle.

    Pour les cuirs, il existe des magasins qui vendent au poids des chutes de cuir très bon marché et très qualitative, dont l’avantage est de posséder là aussi des dimensions idéales. Mon adresse préférée est en Dordogne, j’y passe une fois par an lorsque je visite ma maman (l’usine Jarverlac)

    Donner du sens et de la valeur à la création voilà l’importance, la vigilance que l’on doit avoir lorsque qu’on se met à l’ouvrage. Et pour vous, quels sont vos incontournables quand vous créez ?

    Vous trouverez des ressources sur le junk-journal sur ma chaîne youtube : Marielle béguinel

    Sinon venez me faire un coucou sur mon Instagram : Vert garance

    piéges junk journal
  • methode bullet journal
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    La méthode Bullet Journal par Vert Garance

    Une méthode, un outil, le Bullet journal ou Bujo

    Le Carnet de type Bullet journal, contracté sous la forme « Bujo », est avant tout un outil d’organisation.

    Suivant notre personnalité la méthode s’adapte. Selon nos envies et nos besoins, nous pouvons le personnaliser mais n’oublions jamais ceci : cet objet doit être utile et nous faire gagner du temps !

    Quel matériel faut-il ?

    Il existe des carnets dédiés à cette pratique, que vous pouvez trouver dans le commerce à des prix divers. Concernant les crayons, vous pouvez vous servir d’un simple crayon bic, en passant par le stylo à plume, jusqu’à aller, pourquoi pas, aux crayons techniques de type Micron. Vous pouvez également utiliser des feutres, les crayons de couleurs… À ce niveau également, l’univers est vaste et peut correspondre à vos envies et besoins. Il est important de choisir le matériel avec lequel vous vous sentirez à l’aise, avec lequel vous prendrez du plaisir.

    Le Bujo en question.

    Chez les puristes le bullet est composé de 4 grands principes :

     

    1. -Un titre clair et précis pour chaque partie que l’on va créer.
    2. -une numérotation de chaque page qui sera reportée dans un index en début de carnet.
    3. -des puces qui sont présentes pour simplifier et synthétiser les choses à faire.
    4. -une prise de notes par mots-clés pour ne retenir que l’essentiel à associer à un code visuel pour suivre ses taches plus aisément.

    Des pages maîtresses du bullet journal :

    L’index. Comme son nom l’indique, il s’agit du sommaire. Il est très pratique pour se référer à ce qu’on a écrit. Ne négligez pas sa fonction, il est un réel facilitateur de vos tâches, notamment quand le bujo sert aussi bien à l’organisation de votre vie professionnelle qu’à votre vie privée.

    index bujo

    Aujourd’hui j’ai changé ma méthode et je n’utilise plus d’index car je travaille sur un petit cahier au mois. J’y retranscris seulement les 4 semaines du mois et organise uniquement la vie de ma microentreprise. j’ai ajouté 1 à 2 pages d’illustrations qui me servent comme un traker dessin. Cela représente donc seulement 6 pages/semaine, d’où ce choix de travailler sur un cahier et non un carnet.

    On retrouve ensuite 3 sortes de planning qui sont :

    • la vue à long terme,
    • la vue à moyen terme,
    • la vue à court terme.

    Personnellement, je n’utilise pas la vue à long terme dans mon bujo pour une raison d’espace et de visualisation. Ma vue à long terme est inscrite sur une feuille A3 et affichée dans mon atelier, ainsi j’y ai toujours accès, de façon très visuelle. Je peux de plus la modifier facilement car j’utilise des minis post’it repositionnables.

    La vue à moyen terme est inscrite en début de cahier. J’utilise aussi des post-it pour une question de mobilité et pour ne pas figer mes taches (sinon elles pourraient vite me déprimer si je m’aperçois que je n’ai pas de marge de manœuvre dans mon organisation). J’ai un grand besoin d’organisation, mais j’ai paradoxalement besoin de me savoir libre, de pouvoir adapter mon temps au fur et à mesure des contraintes qui sont les miennes.

    En utilisant les post’it je peux déplacer certaines taches si je suis en retard dans mes productions, voire les jeter si la tâche à réaliser n’est plus adaptée.

    Cette façon de procéder demande en revanche de prendre un temps hebdomadaire pour valider ou faire évoluer les taches et objectifs à atteindre. J’ai 2 pages par semaine consacrées à vérifier le temps par rapport à mes objectifs.

    Enfin la vue à court terme qui est un planning semaine au jour le jour.

    Dans celui-ci, certaines informations sont inscrites au crayon car elles représentent des incontournables (tâches fixes donc). Vous l’aurez compris, inscrites dans mon « petit cerveau », je ne peux pas déplacer la chose… Et d’autres taches sont inscrites sur un post-it afin de pouvoir moduler les tâches en fonction de mes contraintes.

    Les codes graphiques et de couleurs

    En bas de page, je note mes codes graphiques :

    • fait,
    • pas fait,
    • reporté.

    J’ai également un code couleur pour pouvoir répartir correctement toutes les tâches indispensables à réaliser pour faire tourner ma microentreprise (administration, direction, production, communication et vente).

    Il y a des tâches que je n’aime vraiment pas faire et si je ne les échelonne pas, j’ai vite fait de ne me concentrer que sur la création !!! Ah ce cher petit cerveau (le vrai cette fois-ci) qui n’aimerait faire que ce qui lui plaît…

    Les pages à thème

    Ensuite viennent les collections. À mes tous débuts, comme une bonne élève, j’en inscrivais beaucoup, du type listes d’envie, DIY à essayer, liste de citations…

    J’ai aussi réalisé des trackers, c’est-à-dire des tableaux pour faire un suivi de certaines habitudes (temps de lecture, sport, pratique artistique, heure du coucher…).

    Aujourd’hui, je n’ai plus le temps de faire cela. Je me suis vite rendue compte que l’organisation devenait vite un piège à tracer des lignes, remplir des casses au détriment du temps si court et si précieux de création.

    De ce temps, je n’ai gardé que 2 pages libres pour dessiner des motifs, des dessins, des idées de création… Résultat : un rendu beaucoup plus épuré. Les dessins me constituent une bibliothèque visuelle et un entraînement graphique quotidien.

    traker bujo
    planning mensuel bujo
    colletion bujo

    Le plus important quand on utilise le bullet journal.

    Il existe beaucoup de codes balisés dans la méthode bujo, mais après 4 années à expérimenter, je dirais que le plus important est avant tout de se poser et de se demander « de quoi ai-je besoin  pour améliorer ma gestion du temps ? » Et ainsi au fur est à mesure être plus proche de sa propre organisation et besoins.

    Pour appuyer l’idée d’être au plus proche de ses besoins, je ne vous conseillerai que de confectionner vous-même le carnet ou cahier de vos rêves. Vous obtiendrez ainsi une satisfaction totale ! Le proverbe ne dit-il pas : « on n’est jamais mieux servi que par soi-même »

    Si toute fois, c’était vraiment difficile, faute de temps, de connaissances techniques je vous conseillerai d’utiliser un carnet déjà en votre possession, histoire de tester la méthode et ainsi découvrir de quoi vous avez réellement besoin. Tester, essayer est une bonne manière pour acquérir de l’expérience et être au plus près de vous-même.

    Concernant les crayons, c’est la même chose. Avant d’investir, vous avez en votre possession beaucoup de crayons ! Et n’hésitez pas à piquer les crayons de vos enfants ou collègues également. Le tout est de savoir si ce medium vous plaît ou non. Est pratique ou non. Vous donne envie de progresser dans votre organisation ou non….

    Pour aller plus loin sur le sujet

    vous avez le livre et le site internet de Julie de zunzun

    Petit guide pour Grand Bullet aux éditions Le temps apprivoisé

    Son blog zunzun

    Pour s’essayer en groupe facebook : “Bullet Journal Créatif: Méthode R. Caroll, la créativité en plus”

    Et si vous voulez créer et relier vous-même votre bujo, rendez-vous à la rubrique « contact » et faites le moi savoir. C’est avec grand plaisir que je vous guiderai.

  • juin vert garance repères et expérience(s)
    Fragements de vie

    Expérience : Se remobiliser quand on perd ses repères

    Comment se remobiliser quand on perd tous ses repères? Aujourd’hui toute mon activité de créatrice est remise en cause à tel point que mes pensées négatives me disent “Marielle arrête tout!” Et il y a aussi cette deuxième voix qui me dit : “mais ce n’est pas possible, arrêter reviendrait à renier qui tu es, tous ce que tu as déjà accomplis…” La remise en question et le changement, la ré-organisation est plus que nécessaire et voici dont traite cet article.

    Alors comment continuer à avancer malgré la tempête ?

    • La confiance vis-à-vis de la vie, j’ai le sentiment que cette situation veut m’apprendre quelque chose. Pour l’instant je suis la tête dans le guidon mais je sais que ça ne durera pas.
    •  L’instinct de survie ou je devais plutôt parler de l’instinct vital . C’est lui qui m’aide à maintenir le cap, non sans cette peur qui parfois me paralyse lorsque je me projette dans l’avenir.
    • Quand cette peur panique arrive, je me concentre sur ce que mon corps sait, sur ce qu’il a appris quand j’étais danseuse sur fil (bref sur mes repères personnels) : un pas après l’autre et surtout pas de précipitation sinon le déséquilibre risque de me faire tomber.

    Rien que pour retrouver ces sensations, revisiter mon parcours de vie, là où j’ai réussi des exploits, je me dis que cette situation compliquée ne peut pas rester éternellement bloquée. Alors en attendant tout comme le départ sur le fil lorsque le premier pied se pose dessus : je relève la tête et m’apprête à traverser la situation du mieux que je peux, en gardant bien à l’esprit tout ce que je sais déjà faire.

    Je prends des initiatives comme celle de continuer à m’organiser, trouver des solutions, pour rester vigilante, ne pas m’endormir sur un travail d’usine assommant. Je souhaite rester disponible pour mes envies de créations quitte à les mettre de côté, les écrire dans un coin de cahier pour pouvoir les réaliser quand le temps sera plus propice.

    juin vert garance repères et expérience(s)

    Les grands bouleversements, faut-il en avoir peur ?

    À l’heure où j’écris, je traverse une situation inédite : celle de devoir travailler dans un domaine très loin de mes inspirations et de mes valeurs. Certains pourraient me dire après tous les diplômes et savoir-faires que tu as, tu n’as pas d’autres moyens de subvenir à tes besoins que de travailler à l’usine ??? À la manière des Temps modernes de Chaplin !

    Non, j’ai voulu aller au plus vite pour ne pas mettre en danger ma famille. Je ne veux pas que mes enfants se rendent compte des difficultés financières… Des difficultés à remplir le caddie pour manger.

    Et dans ce contexte plus que particulier, j’ai besoin de me ré-organiser et trouver de nouveaux repères pour ne pas perdre l’espoir en mon activité de création de carnets, en l’espoir de vivre indépendamment d’une grosse entreprise qui brise, exploite des hommes et des femmes, qui gaspillent outrageusement devant ces mêmes personnes qui triment pour gagner leur vie.

     

     

     

     

    Retrouver mes créations sur instagram

    vert garance juin