Les différentes fonctions du carnet

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À quoi sert un carnet ?

Forcément, cette question doit vous paraître un peu idiote : à quoi sert un carnet ? Non, ne riez pas, elle est sérieuse cette question. Parce que l’objet de tous les jours qu’est le carnet possède des vertus certaines, et des utilisations multiples, qui sauront correspondre à tous. Je vous propose de faire le tour de celles-ci dans ce petit article qui, je l’espère, ne sera pas trop barbant, Je vous listerai les différentes fonctions du carnet et je vous montrerai à quel point cet objet du quotidien peut être un allié dans la vie de tous les jours. Il vous montrera aussi à quel point j’aime le carnet.

Les quatre fonctions d’un carnet.

Pour moi, un carnet est un outil. Il possède plusieurs fonctions importantes. Il me sert d’outil de développement personnel, d’outil d’organisation, d’outil de recherche et d’outil artistique. Que vous réunissiez toutes ces fonctions en un seul carnet, ou que vous possédiez un carnet pour chacune d’entre elles, cet objet bien plus intuitif et pratique qu’un smartphone, vous accompagne où que vous alliez et est un compagnon du quotidien indispensable !

Les différents outils/fonctions.

Si je reprends les choses dans le même ordre, le carnet, en y annotant mes pensées, va me permettre dans un premier temps d’identifier certaines problématiques. Il va dès lors me permettre d’identifier des objectifs et, une fois ceux-ci atteints, de quantifier et de voir le chemin parcouru. Je le nomme « le carnet de développement personnel » ou « carnet de gratitudes » quand j’y fais une listes de Merci la vie.

Le carnet permet également de trier les informations, les demandes, les envies, et de les définir dans le temps. Il permet donc de mieux s’organiser (et donc d’être plus productif). C’est le bullet journal, l’agenda. De la même façon, le carnet s’avère être un super support pour pouvoir écrire, collecter, dessiner des choses, de déposer ses idées, de coller des images ou que sais-je encore ? Il suffit pour s’en convaincre d’imaginer Léonard de Vinci sans carnet. Aurait-il été Léonard de Vinci ou aurions-nous eu connaissance de son génie ? Pas sûr.

Le « couteau suisse » de mes envies.

Enfin, un carnet est un objet d’expression qui permet de s’exprimer pleinement, en mots, en couleur. C’est le principe de l’art-journal ou des livres objet. Tenir un carnet en soi n’a rien de péjoratif. Certains pourraient penser, à tort, que seules les jeunes filles ou adolescentes s’en servent, comme dans le cas des carnets (ou journaux) intimes où l’on peut faire des petits cœurs dans la marge.

Mais tenir un carnet n’a rien à voir avec cela. Ses usages sont multiples. On en revient alors à celui que pouvait en avoir Léonard de Vince, ou même à ceux de Frida kalo. Leur usage est donc bien plus vaste et plus intuitif que les agendas et autres « bloc-notes » sur téléphone portable ou ordinateur. C’est le véritable couteau suisse des mes envies, adapter à ma personnalité curieuse, sans cesse en mouvement.

Être créatrice de carnets au temps du confinement

etre creatrice

Ça veut dire quoi être créatrice ?

 

Tout d’abord, pendant ce confinement, je me suis demandée si j’étais bien une créatrice de carnets🤔. Je possède une technique classique de reliure donc on peut dire que je suis relieuse : je sais assembler un livre par une couture et je sais réaliser une couverture pour le protéger. Alors suis-je créatrice ??? et de carnet ??? où est le texte écrit, le bon vieux bouquin avec son histoire qui nous transporte hors de notre quotidien ??? Eh bien il n’est pas.

 

1/Être créatrice de carnets c’est, pour moi, une notion bien plus grande :

 

-Créateur ça suppose d’imaginer un design de carnet et d’être concepteur de celui-ci de A à Z. Réfléchir à la forme, aux matériaux et aux matières, couleurs. C’est aussi être équipé pour transformer ces éléments, c’est chercher des alternatives aux problèmes rencontrés et croire dur comme fer que tout est possible dans la conception. Cela consiste aussi à aller chercher des idées de fabrication nouvelles, mélanger certaines techniques et/ou matière pour obtenir un petit quelque chose d’unique.

 

-Le carnet, lui, suppose une grande liberté de contenu de page. Mais ce qui me botte, ce qui est encore plus génial, c’est sa finalité. C’est le propriétaire lui-même qui raconte l’histoire qu’il veut raconter, que cela soit avec des mots (avec ou sans sens), avec du dessin (chiadé ou gribouillage) ou que cela soit pour coller des images. Le propriétaire du carnet est le seul maitre à bord, c’est lui qui a le dernier mot.

 

-En tant que créateur ou créatrice de carnet, il va de soi que j’en possède de nombreux, de toutes les tailles, certains avec des écrits, d’autres avec des vides, des justes commencés, des pas finis, des sérieux, des pas du tout sérieux bref c’est une passion. Et évidemment, il va sans dire que j’aime écrire, dessiner, « crabouiller » toutes les idées qui me passent par la tête.

2/ Être créatrice de carnet pendant le confinement.

 

J’ai comme tout le monde été choquée par cette période. Il y a moins d’un an j’ai voulu essayer d’assumer mon statut de créatrice de carnets en tant que professionnelle. Malheureusement ma première expérience de boutique a été plus que difficile (vous pourrez retrouver des témoignages sur le blog). Donc, choc psychologique global qui a eu pour conséquence de mettre ma créativité en berne. Mais il se trouve que pendant ce temps de parenthèse des choses positives sont apparues. Car confinement ou pas, il faut connaître le rythme des créateurs.

 

Tout d’abord il y a ce temps de recherche, qu’il soit actif ou passif, et ce temps peut parfois être très long. Personnellement il m’est arrivé de mettre plus d’un an pour aboutir à un projet. C’est long pour un projet d’à peine 20 cm sur 28 et d’une épaisseur de 6 cm😲.

 

Puis il y a le temps de conception qui lui aussi peut être plus ou moins long suivant les obstacles rencontrés. Parfois il y a des temps de pause et le commencement d’un nouveau projet pour cause de commande ou d’urgence d’une idée qu’il me faut évacuer… Bref tout cela pour dire que le temps est l’un des partenaires (choisi ou imposé) du créateur.

3/quelques créations du confinement.

 

Pendant ce confinement, j’ai beaucoup joué, expérimenté sur l’impression écologique :

– Avec l’ecoprint, même si le printemps n’est pas la meilleure saison du fait que le suc des feuilles est encore jeune. J’ai quand même essayé de nouvelles expériences avec des plantes comme le souci, la fleur de carotte, la feuille de marronnier. J’ai beaucoup plus expérimenté sur du tissu, ce qui m’a obligé à faire plus de recherches sur l’oxyde de fer (j’aurai occasion d’en reparler).

 

-Sur la teinture de tissu, j’ai essentiellement travaillé l’avocat car j’aime les couleurs passées et ce résultat rose et une pure merveille. J’ai pas mal expérimenté le jaune avec le curcuma que je connais déjà bien, mais j’ai expérimenté aussi la pelure d’oignon. J’ai toujours eu un a priori avec cette matière, de peur qu’une odeur nauséabonde se répande dans la maison ou reste imprégnée sur le tissu, mais non ! Au contraire, belle surprise et rendu au top.

 

-En création carnet, j’ai travaillé le format mini, même rikiki, le tout avec des reliures classiques. C’est fou c’est presque plus long à faire qu’un carnet « normal » ! Je me suis réellement amusée à les faire et cela m’a permis de mettre de la légèreté durant cette période étrange qui entravait mon envie de reprendre mon activité 😊.

Aujourd’hui,

 

j’ai plein d’envies pour mon activité. J’espère sincèrement qu’elle rencontrera son public, des personnes aimant s’exprimer à travers des pages. Et puis j’avoue aussi que créer une entreprise, c’est beaucoup de stress mais aussi beaucoup de bonheur. Un peu comme un enfant qu’on accompagne. On essaye de lui donner le meilleur et ce qui est génial c’est de grandir en même temps que lui. À très bientôt pour de nouveaux articles dans lesquels je vous parlerai de l’importance de tenir un carnet.

papier recyclé

Faire son propre papier recyclé : des Valeurs Vert Garance

Histoire et papier recyclé

Pouvoir fabriquer son propre papier recyclé pour certaine couverture de carnet est une très grande satisfaction. Mais avant de vous en parler plus en détail commençons par comprendre d’où vient le papier.

Vous avez dit papier?

Le processus de fabrication du papier a évolué depuis des siècles et des siècles, mais il faut savoir que le papier est apparu en 105 après Jésus-Christ. C’est une invention Chinoise.  Le papier arrive en Europe au 11e siècle  et il va détrôner petit à petit le parchemin (défini de parchemin…. ). La fabrication du papier a fait beaucoup de mal à la nature😥. Les forêts, dont le bois des arbres permet la fabrication du papier, ont été saccagées au fil du temps afin de subvenir à nos besoins sans cesse grandissant.

Revenir à une démarche de « fabrication » de papier maison est quelque chose d’important pour moi. Fabriquer son propre papier n’est pas très difficile en soi, surtout concernant mes besoins relativement restreints de cette matière. En effet, j’en utilise essentiellement sur mes couvertures, ou sur mes intérieurs de carnets.

Cela me permet donc d’avoir des papiers personnalisés, façonnés main (et réalisés sans devoir acheter de la nouvelle matière). Cela s’inscrit dans la globalité de ma démarche, dans le sens où je fais avec ce que j’ai sous la main, en maximisant la démarche de recyclage et d’éco-responsabilité, et non la consommation à outrance. Qui plus est, recycler du vieux papier, voir du chiffon, comme au siècle d’avant donne une âme à mes carnets à travers ces éléments personnalisés et, cela va de soi, uniques.

 

Le papier recyclé, un bonheur de fabrication

La création du papier est une activité riche d’enseignements. J’y apprends les façons de récupérer les matières, ou bien, si je fais du papier végétal, de la manière de récupérer et de préparer les végétaux avant leur transformation. En plus, je peux y incruster des végétaux visibles, ce qui demande encore une acquisition de connaissances. Par exemple, pour une couverture, je peux y incruster de la fibre de laine, des paillettes, et je peux également varier les couleurs avec des pigments naturels. Moi, j’aime travailler sur des couleurs naturelles qui ne dépareillent pas par rapport aux livres que je récupère.

je fabrique donc mon papier recyclé pour mes couvertures. En terme de matériel, j’ai besoin de peu de choses, simplement une bassine où les différents papiers vont tremper. J’ai besoin de couverture de laine pour faire sécher mes papiers. J”utilise également un vieux mixeur pour mixer les fibres entre elles et j’ai construit moi-même mes cadres. Dessus, je couche le « nouveau » papier. Ce n’est pas plus compliqué que cela 😊! J’aurai bien évidemment l’occasion de revenir sur cette pratique et sur les aspects beaucoup plus techniques du papier.

Les différentes étapes pour fabriquer du papier recyclé

La préparation de la pâte à papier avec du papier recyclé. On va couper des petits morceaux assez fins qu’on va les tremper dans l’eau. J’aime bien les laisser tremper toute une nuit comme ça je sais qu’ils seront bien humides. Ensuite, je les travaille avec un vieux mixeur pour en faire la pâte à papier.

Il y a ensuite une proportion eau et pâte à papier à respecter pour pouvoir faire du joli papier, et ainsi former la feuille. Il faut bien mélanger l’eau avec la pâte à papier. Ensuite, on prend un cadre qui définira la forme à donner au papier. On va lever le papier. On va prendre le temps d’égoutter l’eau pour que le papier ait l’épaisseur que l’on souhaite.C’est à ce moment-là qu’on peut incruster  des végétaux . On va ensuite coucher le papier sur un feutre, on va le presser et le laisser sécher.

Il y aura bien sûr un dernier travail de finition avant de pouvoir s’en servir comme couverture, ne serait-ce que pour que tout sois bien précis. Après, on le colle, le vernis pour le protéger. Voilà, j’espère que cet article vous aura plu ! Ici vous présente un carnet qui a été réalisé avec des feuilles d’un vieux livre et de la sauge sauvage en incrustation.

Voilà tout ce qui fait que j’aime fabriquer mon papier😍, cette connaissance à approfondir, cet art de la récupération et ses problématiques techniques J’espère donc que cet article vous aura plu ! En avant-première, je vous parle de mes prochains essais. Il s’agira de papier ensemencé. C’est une idée qui m’est venue suite à ma rencontre avec Léna Jestin des archives dormantes. À bientôt.

Autre carnet avec du recyclage : Le carnet en bois

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eco-prints

Je vous parle de mes eco-prints

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eco-print feuille d'érable

Vous avez-dit eco-print ?

 

Je réalise mes eco-prints essentiellement sur du papier ou du coton. J’ai récupéré  de ma maman des draps qui ont plus de 50 ans d’âge qui sont une formidable matière première. Il m’arrive parfois de teindre sur du lin comme ici pour ce carnet (en vente à la boutique Regards de créateurs), ou si je trouve des vieux vêtements. C’est un réel défi de faire des eco-prints sur du coton. Si le tissu n’est pas mordancé, l’impression sera floue. Il faut beaucoup de préparation pour le tissu, aussi bien pour le nettoyage avant impression que pour le mordancer.

 

Nettoyage des tissus

Pour les tissus que j’utilise, comme ils n’ont jamais étaient utilisés, ils sont rêches. Je dois les faire tremper dans l’eau une première fois, toute une nuit. Puis je les passe en machine à 90°, avec un peu de lessive St Marc. Ils vont alors s’assouplir. Une fois secs, je coupe de morceaux pouvant être facilement utilisables pour les carnets. En général, ce sont des bandes de 40 centimètres. Ces morceaux sont beaucoup plus faciles à stocker. Ensuite ces morceaux sont soit mordancés ou soit découpés en lanières, pour faire du tissage ou des rubans pour le packaging des carnets.

 

Le mordançage.

C’est un nom un peu barbare quand on y pense🤔. Mais c’est une étape importante si on veut pouvoir voir une emprunte dessinée. Celui ci peut se faire avant le bain d’eco-print ou pendant la cuisson. On peut utiliser du sulfate d’aluminum, du sulfate de cuivre ou du sulfate de fer. Après une recherche, j’ai pu voir qu’il était possible également de mordancer la fibre de laine ou de soie avec des produits laitières. Je doute que sur du coton cela soit possible… ça reste à essayer. Le mordançage au cuivre est surtout utilisé dans la technique de la teinture naturelle, a essayer également sur un travail d’eco-print. J’en ai déjà un grand sourire d’avoir de la matière à expérimenter!

 

La préparation des plantes.

Il faut aussi préparer les plantes. Parfois les réhydrater. Connaitre la composition de ces dames car plus il y aura du tanin (même si elles en possèdent toutes) et plus tu t’assures d’un bon résultat 😊😊😊. Ce qui me passionne dans l’éco-impression, c’est  la découverte du résultat.  Aujourd’hui après de multiples et multiples tentatives et d’échecs, j’arrive à un niveau où mes impressions sont stables et dont le résultat s’approche de ce que je recherche et ait imaginé. Mais je sais aussi qu’il me reste beaucoup à explorer. La technique des eco-prints reste bien mystérieuse car elle ne dépend pas que de moi : la nature à également son rôle à jouer. Des fois elle nous réserve des surprises heureuses, parfois mauvaises. C’est quelque chose que j’aime beaucoup car je maîtrise pas tout le processus. La nature est bien mystérieuse.

reliure nid d'abeille sur lanière cuire
ecoprint papier

Ma passion pour la broderie

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Et si on parlait broderie.

Avez-vous passé de joyeuses fêtes de Noël ?

Aujourd’hui, je suis d’humeur à vous parler de mon rapport à la broderie.

Ma passion pour les travaux d’aiguilles

Elle a commencé dès mon plus jeune âge. Ma mère, qui était femme au foyer, cousait beaucoup, tricotait et brodait beaucoup également. Elle tissait aussi à la machine, faisait du crochet… Toute mon enfance, je l’ai regardée, imitée, et un jour le Père Noël m’a apporté une machine à coudre rose. J’ai toujours été nulle en tricot. Quant au crochet, je connais bien les points mais je suis toujours obligée, à un moment de l’ouvrage, de téléphoner à ma maman pour lui demander un détail technique.

À l’âge de 8 ans, le toujours fameux Père Noël m’a offert ma première « bible » des points de broderie. J’ai tout de suite accroché avec la broderie. Elle est depuis ce jour restée une de mes activités de travaux d’aiguilles préférées, avec le tissage (manuel).

 

Ce que j’aime dans la broderie :

C’est les différentes matières de fil et la multitude de couleur de fil existante. J’aime travailler en couleur analogue et c’est un bonheur de trouver des couleurs si proches dans le nuancier. Impossible de se tromper de couleur en travaillant ainsi, et si je veux aller plus loin, travailler des chromatiques complexes, je peux vraiment expérimenter beaucoup de pistes de travail. C’est pour ces raisons, pour cette palette de possibilités, que la broderie est, pour moi, une activité pleine de ressources.

Pour les points, c’est pareil ! Il en existe une multitude, plus ou moins durs. Mais les points les plus simples, bien maîtrisés et agencés d’une manière originale, sont du plus bel effet. Connaissez-vous le « slow stitch » ? C’en est une preuve évidente. Et là encore les possibilités sont infinies. Un autre exemple de points simple et qui donne un rendu incroyable : le Sashiko. Je trouve cette technique incroyablement belle. C’est une broderie Japonaise qui était utilisée jadis pour réparer les vêtements usagés, les consolider. Aujourd’hui c’est une broderie décorative.

Les points que j’affectionne ce sont les points festonnés, les points de chaînette et d’épine.

 

Les Bienfaits de la broderie

La broderie est pour moi une activité reposante et déstressante, car elle demande de la concentration et de la minutie. C’est donc mon activité du soir pour faire redescendre la pression de la journée. Ce qu’il y a de chouette dans cette activité, c’est qu’elle ne demande pas de place. Elle ne nécessite pas non plus de beaucoup de matériel : seuls une aiguille, du fil et du tissu sont nécessaires.

On peut choisir une broderie réaliste que l’on effectue à partir d’un dessin (soit fait par soi-même ou en l’ayant décalqué), mais on peut aussi broder de « la forme ». Il est également très intéressant de se lancer sans idées particulières, car ça permet à notre créativité de s’exprimer pleinement.

 

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broderie
slow stitch
matière de créativité

Retrouver le chemin de la créativité

J’ai décidé de remettre de la créativité dans ma vie.

Créer mon entreprise et gérer deux grossesses rapprochées, voilà qui demande une énergie folle et chronophage. Résultat : j’ai délaissé pendant un certain temps mes passions graphiques, mis de côté mes expérimentations autour de la matière et des couleurs, arrêté, presque totalement, mes écrits dans les carnets.Mais aujourd’hui, mon besoin vital de retrouver la peinture, les crayons, les tissus et autres matières se fait terriblement ressentir.

Au fond de moi-même, il y a cette petite voix qui me dit: “trouve du temps, trouve du temps”.

Alors c’est décidé, pour être sure de caser ce temps-là, deux jours dans la semaine seront uniquement consacrés à ma créativité, à mes recherches autour du dessin, de la peinture, de la broderie, du tissage.  Deux jours dans la semaine, même s’il n’y paraît pas, c’est énorme ! Il s’agit d’un temps que je retire sur celui de ma production de carnet. J’en suis bien consciente, mais, à vrai dire, ne faire que de la technique reliure, quotidiennement, me fait mourir à petit feu. je ne me retrouve plus totalement en tant qu’artiste, en tant que femme. Bref, je sens que j’étouffe…

Trouver le juste équilibre entre créativité et vie professionnelle

Mon métier demande un grand savoir-faire et beaucoup d’implication. Il est vrai que je pourrais alléger ce temps de confection de carnet, mais j’ai fait le choix (et le pari) de maitriser toutes les étapes de la création de carnet (travail du papier, de la reliure, des toiles de couvrances…) et de ses embellissements (teintures naturelles ou eco-print).

Je suis convaincue que ce temps de créativité m’est vital, car il me permettra, j’en suis persuadée, de retrouver de l’énergie qui elle-même me permettra d’être plus productive dans mon travail. N’est-ce pas important d’écouter et respecter ses besoins ? Vous arrive-t-il de vous perdre en taisant vos envies ?

En étant beaucoup trop dans le “je dois, il faut”… Plutôt que dans le “je suis, j’ai besoin de… “, j’ai la sensation de me perdre et d’égarer en chemin une partie de ce qui fait ma personnalité. Pour cette raison, j’ai donc décidé de m’octroyer, comme pour un rendez-vous avec moi-même, le mercredi et le samedi. Ainsi, je pourrais retrouver des mots, des couleurs, de la matière à transformer et surtout, du souffle et de l’inspiration.

Histoire à suivre…

Relire un de mes précédents articles : mon junk personnel

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créativité 2
créativité broderie
créativité collage

Mon junk journal rempli

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J’aime aussi bien créer des junk journal que les remplir. Je profite d’en terminer un pour vous le présenter en vidéo.

Ce que j’aime dans l’activité “remplissage” de junk journal, c’est l’expérimentation de matières et de médias à assembler. J’aime également le travail d’exploration de la couleur, de celle dessin, de l’écriture et surtout du temps.

Ce temps est un temps pour soi, un temps d’introspection durant lequel je peux aussi bien parler de mes émotions que de mes inspirations, de la pluie et du beau temps. J’aime cette bulle où je prends réellement soin de moi.

junk journal saint valentin

Junk-journal Saint Valentin

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Il est enfin terminé, avec quelques jours de retard, mais rien grave. L’essentiel, comme j’aime à le penser, c’est de pouvoir aller au bout, quelque soit le temps imparti.

Je me suis amusée comme une folle pour faire ce junk-journal. Pour celles et ceux qui ne savent pas ce qu’est un junk, allez voir cette page. Dans ma tête je me disais : “il n’est pas à offrir, il est pour toi alors amuse-toi!” et c’est ce que j’ai fait. J’en ai profité pour sortir la scan’n cut, même si je trouve que cette machine est dure à prendre en main.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, je la réutiliserai c’est sûr!

 

 

junk valentin detail
junk saint valentin ouvert
junk journal saint valentin

Qu’est ce qu’un JUNK-JOURNAL ?

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Qu’est ce qu’un junk journal ?

Il est très dur de définir ce qu’est un junk journal. Ne serait-ce que le terme même de cette discipline, peu flatteur quand on la traduit en français, n’est en rien révélatrice :

« Journal poubelle, journal indésirable ». Un junk journal est un carnet PRINCIPALEMENT constitué de papiers recyclés, d’enveloppes destinées à être jetées à la poubelle, de livres et d’autres matériaux de récupération, tels que des morceaux d’emballage, de tissus, des rebuts d’artisans (cuir, boutons, rubans, laines, bijoux…).

Tout cela assemblé sous forme d’un ou plusieurs cahiers le plus souvent avec une reliure cousue.