• eco-prints
    Pratique artistique

    Je vous parle de mes eco-prints

    eco-print feuille d'érable

    Vous avez-dit eco-print ?

     

    Je réalise mes eco-prints essentiellement sur du papier ou du coton. J’ai récupéré  de ma maman des draps qui ont plus de 50 ans d’âge qui sont une formidable matière première. Il m’arrive parfois de teindre sur du lin comme ici pour ce carnet (en vente à la boutique Regards de créateurs), ou si je trouve des vieux vêtements. C’est un réel défi de faire des eco-prints sur du coton. Si le tissu n’est pas mordancé, l’impression sera floue. Il faut beaucoup de préparation pour le tissu, aussi bien pour le nettoyage avant impression que pour le mordancer.

     

    Nettoyage des tissus

    Pour les tissus que j’utilise, comme ils n’ont jamais étaient utilisés, ils sont rêches. Je dois les faire tremper dans l’eau une première fois, toute une nuit. Puis je les passe en machine à 90°, avec un peu de lessive St Marc. Ils vont alors s’assouplir. Une fois secs, je coupe de morceaux pouvant être facilement utilisables pour les carnets. En général, ce sont des bandes de 40 centimètres. Ces morceaux sont beaucoup plus faciles à stocker. Ensuite ces morceaux sont soit mordancés ou soit découpés en lanières, pour faire du tissage ou des rubans pour le packaging des carnets.

     

    Le mordançage.

    C’est un nom un peu barbare quand on y pense🤔. Mais c’est une étape importante si on veut pouvoir voir une emprunte dessinée. Celui ci peut se faire avant le bain d’eco-print ou pendant la cuisson. On peut utiliser du sulfate d’aluminum, du sulfate de cuivre ou du sulfate de fer. Après une recherche, j’ai pu voir qu’il était possible également de mordancer la fibre de laine ou de soie avec des produits laitières. Je doute que sur du coton cela soit possible… ça reste à essayer. Le mordançage au cuivre est surtout utilisé dans la technique de la teinture naturelle, a essayer également sur un travail d’eco-print. J’en ai déjà un grand sourire d’avoir de la matière à expérimenter!

     

    La préparation des plantes.

    Il faut aussi préparer les plantes. Parfois les réhydrater. Connaitre la composition de ces dames car plus il y aura du tanin (même si elles en possèdent toutes) et plus tu t’assures d’un bon résultat 😊😊😊. Ce qui me passionne dans l’éco-impression, c’est  la découverte du résultat.  Aujourd’hui après de multiples et multiples tentatives et d’échecs, j’arrive à un niveau où mes impressions sont stables et dont le résultat s’approche de ce que je recherche et ait imaginé. Mais je sais aussi qu’il me reste beaucoup à explorer. La technique des eco-prints reste bien mystérieuse car elle ne dépend pas que de moi : la nature à également son rôle à jouer. Des fois elle nous réserve des surprises heureuses, parfois mauvaises. C’est quelque chose que j’aime beaucoup car je maîtrise pas tout le processus. La nature est bien mystérieuse.

    reliure nid d'abeille sur lanière cuire
    ecoprint papier
  • Fragements de vie

    Différence entre artisanat, création et mon stand dans la boutique

    Le fait main, l’artisanat, la création.

    Je veux revenir avec vous sur les trois notions que sont le fait main, l’artisanat et la création. Pour moi, elles sont vraiment distinctes et ne répondent pas aux mêmes exigences. Mais avant cela, je voulais aussi vous parler de l’installation de mon présentoir dans la boutique Regards de créateurs. Il s’est avéré compliqué de réussir à mettre mes carnets en valeur.

    Le stand.

    Chez moi, toutes mes créations sont disposées dans une vitrine. Celle-ci est assez grande, en bois blanc. Mes carnets et autres créations sont tous mis à l’intérieur, et elles trouvent dans cet espace leur cohérence, soit par la taille, soit par les couleurs, soit par les types d’ouvrages. Mais en arrivant devant mon stand, de couleur sombre (noir et gris), le casse-tête a commencé. Dans ma vitrine, les carnets sont à la verticale, ici, ils sont à plat pour la plupart, et ça ne me plaît pas. J’aime qu’il y ait du volume, mais là 😕. Les présenter à plat ne convient pas à l’idée que je m’en fais.

    Alors j’essaye plein de positions, j’essaye de trouver une cohérence, mais entre 20 carnets (sur ce présentoir) et plus d’une quarantaine chez moi, l’effet n’est pas du tout le même. Je suis insatisfaite du résultat. J’expérimente plein de « formules » (par taille, par couleur) pour donner un impact visuel convenable. Je me suis arrêté sur cette présentation en attendant d’avoir plus d’expérience. Il faut que je sois patiente, c’est ma première implantation de magasin. Vous en pensez quoi ? Dites-moi si vous avez des idées. Ce sera un échange avec plaisir😉.

    L’artisanat, la création et le fait main, la même chose ?

    C’est vrai, on pourrait croire que ces trois notions sont les mêmes, et cela me pose problème, éthiquement parlant. Et puis aussi parce que je n’arrive pas à trouver ma place entre ces trois dénominations. Pour moi, je considère mon travail comme de l’artisanat d’art, car j’utilise des savoirs, comme la reliure par exemple, qui sont rattachés à l’artisanat. Et comme je les enjolive à ma manière, j’obtiens donc de l’artisanat d’art. Mais cela ne me convient qu’à moitié🤨.

    Pour moi, le fait main est une distraction. Elle ne repose pas sur une rigueur particulière. Le but est de se faire plaisir, en loisir, pour soi-même. L’artisanat, c’est pour moi beaucoup de rigueur, de savoir-faire, mais cela implique, en gros, de refaire à peu près tout le temps la même chose, ou du moins de répéter des objets sur les mêmes processus pour des résultats similaires, avec une certaine perfection.

    Imparfaites.

    Enfin, la création s’appuie sur une démarche intellectuelle et un savoir-faire. Mais à la différence de l’artisanat, je ne peux pas (et ne veux pas😛) reproduire sans cesse le même objet. J’ai des bases relativement solides dans plein de domaines, mais n’arrive pas à me mettre dans un moule de « perfection ».

    En ce sens, mes travaux comprennent des défauts. Oh, pas de grands défauts, un novice ne les remarquera peut-être pas, mais moi je les vois, je sais qu’ils existent. Au point que des fois je ne veux pas mettre le carnet en vente. Je dois m’y forcer. Aujourd’hui, maintenant que je comprends ces trois notions, je me sens plus détendue à l’idée de mettre en vente un carnet avec un « gros »défaut. Parce que ce défaut 😍 fait partie de son charme, de son âme aussi, en quelque sorte.

    carnet aquarelle teinture curcuma et impression textile Vert Garance
  • Fragements de vie

    Permanence à la boutique Regards de Créateurs

    boutique Regards de Créateurs

    Première permanence Regards de Créateurs

    Tout d’abord je vous souhaite une douce et heureuse année 2020 qu’elle soit remplie de bonheur, d’humanité et de créativité. J’ai fait ma première permanence à la boutique Regards de Créateurs, à Dinan (22) et j’ai pris beaucoup de plaisir à rencontrer les clients (qui pour la plupart étaient des gens de passage).

    J’étais étonnée et agréablement surprise par leur bienveillance . Ils étaient curieux, posaient un tas de questions sur les créations de chacun. J’ai essayé d’y répondre pour le mieux… Je n’ai malheureusement toujours pas rencontré l’équipe. Sauf Stéphanie Mousquey qui était là par hasard, pensant que c’était le jour de sa permanence. J’en ai profité pour lui poser un tas de questions sur qui elle était, son processus de création… Elle est créatrice de bijoux en zinc, Elle dessine elle-même ses motifs et découpe ensuite les pièces. Elle arrive à faire de la dentelle avec du zinc c’est incroyable et terriblement beau !

    Elle aime l’idée d’une matière presque brute,d’une empreinte découpée à la main.
    Elle aime la simplicité de cette matières qui lui donne une liberté d’expression.

    Les créations de Stéphanie

    Ces bijoux m’inspirent un mélange de style moderne et ethnique. Des bijoux peuvent être portés tous les jours, mais je les imagine portés par des femmes avec un port de tête gracieux pour les mettre en valeur. Avec cette couleur gris clair qu’est le zinc, toutes les couleurs de peaux seront illuminées. Je vous encourage à aller vite faire un tour pour découvrir son univers. Et passez à la boutique faire des folies ! On peut dire que c’est encore Noël.

    Les créations de Vert Garance

    Voici un carnet sur le thème de ma chère région : la Bretagne. J’ai retrouvé un vieux bouquin en brocante sur le port de Légué (22). La couverture du livre m’a inspirer cette reliure copte. J’aime l’idée de pouvoir faire revivre, recycler un ouvrage. Celui-ci pouvant même devenir un objet de décoration dans un bibliothèque. Il est composé de 7 cahiers et la reliure copte lui permet de s’ouvrir entièrement. Plutôt astucieux pour écrire n’importe où.

    Je vous souhaite une bonne journée ! À bientôt.

    Autre carnet disponible en boutique, des carnets façon junk-journal : Vole vole papillon 

    Découvrez le port du Légué

  • Pratique artistique

    Ma passion pour la broderie

    Et si on parlait broderie.

    Avez-vous passé de joyeuses fêtes de Noël ?

    Aujourd’hui, je suis d’humeur à vous parler de mon rapport à la broderie.

    Ma passion pour les travaux d’aiguilles

    Elle a commencé dès mon plus jeune âge. Ma mère, qui était femme au foyer, cousait beaucoup, tricotait et brodait beaucoup également. Elle tissait aussi à la machine, faisait du crochet… Toute mon enfance, je l’ai regardée, imitée, et un jour le Père Noël m’a apporté une machine à coudre rose. J’ai toujours été nulle en tricot. Quant au crochet, je connais bien les points mais je suis toujours obligée, à un moment de l’ouvrage, de téléphoner à ma maman pour lui demander un détail technique.

    À l’âge de 8 ans, le toujours fameux Père Noël m’a offert ma première « bible » des points de broderie. J’ai tout de suite accroché avec la broderie. Elle est depuis ce jour restée une de mes activités de travaux d’aiguilles préférées, avec le tissage (manuel).

     

    Ce que j’aime dans la broderie :

    C’est les différentes matières de fil et la multitude de couleur de fil existante. J’aime travailler en couleur analogue et c’est un bonheur de trouver des couleurs si proches dans le nuancier. Impossible de se tromper de couleur en travaillant ainsi, et si je veux aller plus loin, travailler des chromatiques complexes, je peux vraiment expérimenter beaucoup de pistes de travail. C’est pour ces raisons, pour cette palette de possibilités, que la broderie est, pour moi, une activité pleine de ressources.

    Pour les points, c’est pareil ! Il en existe une multitude, plus ou moins durs. Mais les points les plus simples, bien maîtrisés et agencés d’une manière originale, sont du plus bel effet. Connaissez-vous le « slow stitch » ? C’en est une preuve évidente. Et là encore les possibilités sont infinies. Un autre exemple de points simple et qui donne un rendu incroyable : le Sashiko. Je trouve cette technique incroyablement belle. C’est une broderie Japonaise qui était utilisée jadis pour réparer les vêtements usagés, les consolider. Aujourd’hui c’est une broderie décorative.

    Les points que j’affectionne ce sont les points festonnés, les points de chaînette et d’épine.

     

    Les Bienfaits de la broderie

    La broderie est pour moi une activité reposante et déstressante, car elle demande de la concentration et de la minutie. C’est donc mon activité du soir pour faire redescendre la pression de la journée. Ce qu’il y a de chouette dans cette activité, c’est qu’elle ne demande pas de place. Elle ne nécessite pas non plus de beaucoup de matériel : seuls une aiguille, du fil et du tissu sont nécessaires.

    On peut choisir une broderie réaliste que l’on effectue à partir d’un dessin (soit fait par soi-même ou en l’ayant décalqué), mais on peut aussi broder de « la forme ». Il est également très intéressant de se lancer sans idées particulières, car ça permet à notre créativité de s’exprimer pleinement.

     

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    broderie
    slow stitch
  • décision
    Fragements de vie,  Regards de créateurs

    j’intègre une boutique de créateurs

    boutique

    Grand changement dans ma vie : j’intègre une boutique de créateurs !

     

    Depuis le 9 décembre je fais partie de l’équipe de la boutique Regards de Créateurs à Dinan. C’est la première fois que je participe à une telle aventure. J’ai toujours été intimidé par les autres créateurs, notamment avec des pensées du genre : « les boutiques de créateurs, ce n’est pas pour moi, elles sont faites pour les gens de talent, avec une réelle recherche artistique, jamais je pourrais être sélectionnée par une boutique… »

    Pourquoi intégrer une boutique ?

     

    Lorsque j’ai pris la décision de devenir professionnelle et de m’immatriculer, je savais que j’allais être confronté aux autres, qu’il allait falloir assumer mon statut de Créatrice (un mot assez vilain dans une famille comme la mienne, une famille d’ouvriers, qui plus est ayant fait le choix d’adopter une petite fille noire… Sûrement pas avec la pensée qu’elle développe de l’« Art »…)

    Et c’est par hasard, en rentrant d’une formation à la Chambre des métiers, que je postule à une annonce du groupe facebook crealOuest.

    Cette formation de la CMA« Vendre et argumenter », animée par un intervenant, m’avait donné des ailes. Elle m’a aidé à porter un regard beaucoup plus respectueux sur mon travail. J’en profite pour saluer le travail remarquable qu’ils font auprès des artisans. Les formations sont de qualité et aident concrètement les entrepreneurs en leur donnant des outils leur permettant de s’insérer dans le monde professionnel avec plus de confiance. Je conseille à tous les artisans créateurs de se rapprocher des chambres des métiers pour bénéficier de ces formations si variées, qui passent par l’organisation, la gestion, le management, la vente, la communication, le marketing….Bref.

     

    Surprise !

     

    j’ai eu une réponse favorable très, très rapidement de la boutique de créateurs. Je n’ai pas encore rencontré toute l’équipe, seulement 2 créatrices. Elles étaient présentes lors de mon installation (Sandrine Hamel, céramiste qui est, je crois, la créatrice de la boutique, et Lili Froger, mosaïste, qui m’avait répondu un grand oui et que j’avais rencontré avant d’accepter le contrat).

    C’est la pleine période de Noël. Cela me paraît bizarre de vendre d’autres créateurs sans les connaître, sans connaître leur démarche créative non plus. De mon côté, j’ai posé pas mal de questions lors de mon installation, donc je m’estime capable de répondre aux éventuelles questions de la clientèle. Pour mes produits, j’ai essayé de mettre un maximum d’informations sur mes fiches tarifs : entre le papier fait main, les différents grammages, l’histoire de chaque carnet… Je me demande comment font les autres créateurs pour parler de mon travail ???

    Lien vers le FB la boutique Regards de Créateurs

  • Fragements de vie

    C’est bientôt Noël chez Vert Garance

    Noël, période stressante.

     

    Comment allez-vous? De mon côté je peux vous dire que je suis dans une période de stress. Les jours raccourcissent, il fait froid et j’entre dans cette nébuleuse qui n’est jamais facile à vivre pour moi. Cette nébuleuse se nomme « Noël et fêtes de fin d’année » et correspond à une période que je n’aime pas du tout, pour plusieurs raisons très personnelles. Qu’est-ce qu’elle implique ?

    Pourquoi autant de stress ?

    D’une part, je m’oblige à produire afin de pouvoir exposer mes « produits » lors de différents marchés de Noël. Pour moi, c’est très anxiogène, car ça veut dire beaucoup de renouvellement d’un seul coup. Vous le savez, mon entreprise est jeune et elle m’oblige à une organisation béton, ce qui n’est pas encore parfaitement rôdé. En effet, concilier vie personnelle (parce que je travaille à la maison et que les enfants ne sont pas encore à l’école) et professionnelle n’est pas aisée.

    Je dois, en plus des solutions techniques relatives à la fabrication de mes carnets, je dois aussi affiner l’organisation de mon temps de travail professionnel. Succinctement, cela concerne principalement à mieux planifier mes projets. Mieux m’organiser me permettra d’éliminer du stress. Avoir de l’avance, produire plus régulièrement et non par à-coups, devraient me permettre d’être plus « relax ». J’imagine que c’est l’une des étapes de toute jeune entreprise que de trouver ses marques, qui plus est quand on est auto-entrepreneur ( et donc seul face aux tâches à accomplir).

    Marché de fin d’année, Noël avec ma famille.

    Cette année je ne participerai qu’à un seul marché de Noël. j’envisage par contre de proposer des ventes privées. Si tout va bien, j’aurai fini ma production « de Noël » à la fin du mois de novembre. Je pourrais ensuite me consacrer uniquement à la décoration et à la scénarisation de mon stand de vente. Enfin, j’espère que tout le mois de décembre sera consacré à la journalisation de mon daily December (chose que je n’avais pas pu faire l’année dernière à cause de mon accouchement prématuré). Et puis, parce que c’est l’esprit de Noël, garder un peu de temps pour me reposer, profiter de ma famille et consacrer du temps à rêver des futurs projets de 2020.

    Création junk journal Noël 2018.

    Visitez la boutique.

    Préparation du daily december 2018

  • matière de créativité
    Fragements de vie,  Pratique artistique

    Retrouver le chemin de la créativité

    J’ai décidé de remettre de la créativité dans ma vie.

    Créer mon entreprise et gérer deux grossesses rapprochées, voilà qui demande une énergie folle et chronophage. Résultat : j’ai délaissé pendant un certain temps mes passions graphiques, mis de côté mes expérimentations autour de la matière et des couleurs, arrêté, presque totalement, mes écrits dans les carnets.Mais aujourd’hui, mon besoin vital de retrouver la peinture, les crayons, les tissus et autres matières se fait terriblement ressentir.

    Au fond de moi-même, il y a cette petite voix qui me dit: « trouve du temps, trouve du temps ».

    Alors c’est décidé, pour être sure de caser ce temps-là, deux jours dans la semaine seront uniquement consacrés à ma créativité, à mes recherches autour du dessin, de la peinture, de la broderie, du tissage.  Deux jours dans la semaine, même s’il n’y paraît pas, c’est énorme ! Il s’agit d’un temps que je retire sur celui de ma production de carnet. J’en suis bien consciente, mais, à vrai dire, ne faire que de la technique reliure, quotidiennement, me fait mourir à petit feu. je ne me retrouve plus totalement en tant qu’artiste, en tant que femme. Bref, je sens que j’étouffe…

    Trouver le juste équilibre entre créativité et vie professionnelle

    Mon métier demande un grand savoir-faire et beaucoup d’implication. Il est vrai que je pourrais alléger ce temps de confection de carnet, mais j’ai fait le choix (et le pari) de maitriser toutes les étapes de la création de carnet (travail du papier, de la reliure, des toiles de couvrances…) et de ses embellissements (teintures naturelles ou eco-print).

    Je suis convaincue que ce temps de créativité m’est vital, car il me permettra, j’en suis persuadée, de retrouver de l’énergie qui elle-même me permettra d’être plus productive dans mon travail. N’est-ce pas important d’écouter et respecter ses besoins ? Vous arrive-t-il de vous perdre en taisant vos envies ?

    En étant beaucoup trop dans le « je dois, il faut »… Plutôt que dans le « je suis, j’ai besoin de… « , j’ai la sensation de me perdre et d’égarer en chemin une partie de ce qui fait ma personnalité. Pour cette raison, j’ai donc décidé de m’octroyer, comme pour un rendez-vous avec moi-même, le mercredi et le samedi. Ainsi, je pourrais retrouver des mots, des couleurs, de la matière à transformer et surtout, du souffle et de l’inspiration.

    Histoire à suivre…

    Relire un de mes précédents articles : mon junk personnel

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  • Fragements de vie

    Fragment de ma personnalité : amoureuse du livre

    Amoureuse de l’objet livre.

    Suis-je une grande lectrice ? Si je me compare à mon mari (chroniqueur musical et littéraire, qui peut écouter une dizaine de disques par jour, qui peut lire un livre en une journée), je ne peux pas me considérer comme telle. Mais le livre, en tant qu’objet, j’aime le toucher, le sentir, le regarder, l’écouter ! Lorsque que je suis en présence d’un livre, tous mes sens sont en éveil.

    De l’objet livre, j’aime sa constitution. J’aime le décortiquer, comprendre comment il est fabriqué. J’aime qu’il soit constitué de cahiers, et non qu’il soit, comme pour la majorité des livres que l’on trouve aujourd’hui,dans le commerce : collé feuille à feuille. De la même façon, il n’existe plus de page de garde, comme dans les vieux ouvrages, à la reliure « classique », source de fiabilité, de solidité. Aujourd’hui, les livres sont fragiles, les pages se décollent dès la première lecture, le livre perd de sa superbe pour devenir un objet de consommation!

    Une fois consommé, jeté aux oubliettes, au fin fond d’une bibliothèque…

    Dans un futur proche, j’envisage de me diriger vers un CAP reliure. Je connais déjà certaines techniques, mais je n’ai pas de diplôme. La vision que j’ai des livres est la même que celle que je peux avoir pour mes carnets d’écriture, à savoir que chaque ouvrage doit pouvoir durer dans le temps, qu’il doit pouvoir vous accompagner partout sans craindre la bataille du sac à main ou d’une poche intérieure de blouson. Cette exigence implique pour moi que tous mes carnet soient cousus.

    Acheter un carnet de qualité pour écrire plutôt que d’acheter un carnet dans les grandes surfaces est également pour moi d’importance. Les écrits sont précieux, pourquoi ce qui les renferme devrait être tristement banal, voire médiocre dans sa fabrication? La valeur d’un carnet n’est rien en comparaison de ce qu’il peut renfermer d’intime.Devoir enfermer ses secrets, ses pensés dans un carnet du commerce, sans âme, construit sans éthique environnementale, est pour moi une sorte de sacrilège.

    Aujourd’hui, nous écrivons de moins en moins sur du papier, c’est aussi une des raisons pour laquelle j’ai envie de défendre le carnet, celui qui dure dans le temps. La valeur écriture est pour moi précieuse, et immortaliser des souvenirs, des idées, des pensés, des dessins ou même des photos, n’a pour moi pas de prix.

    Comme dit le proverbe les paroles s’envolent mais les mots restent.

    Si le cœur vous en dit, découvrez ICI un de mes carnets

    Découvrez l’instagram de Vert Garance ICI

  • Fragements de vie

    Mise à jour du site Vert Garance

    Aujourd’hui 16 septembre j’étais en formation à la Chambre de commerce des Côtes-d’Armor. L’intitulé de la formation était : « se perfectionner sur WordPress ». En fait c’était une formation pour créer son site internet sous WordPress. C’est un outil difficile mais aussi passionnant dans ses nombreuses possibilités. Notre formateur était très professionnel. et C’était agréable de travailler avec lui parce qu’il savait écouter nos désirs de site, en plus d’être doté d’une grande patience. Il a tout mis en œuvre pour que nous y arrivions. Merci Philippe!

    À la fin de cette journée, je peux qu’être heureuse : j’ai appris pleins de choses ! Je sais que j’ai la main sur le site,et ça c’est une grande satisfaction. Il reste encore beaucoup de travail à réaliser, d’éléments à installer, mais je peux quand même vous dire : Bienvenue!!! J’espère que mon petit univers vous plaira et je vous dis à très vite pour un prochain billet. N’hésitez pas à laisser un commentaire! Ainsi je verrai si tout fonctionne correctement et je pourrais en plus connaitre vos impressions.

    La bise de Bretagne.

  • Recherches en cours

    Carnet Afrique

    Il y a quelques années, j’avais réalisé un livre-objet sur le thème de l’Afrique. Un livre objet est un objet artistique, similaire à un livre, à la fois orienté sur le texte et sur l’image/matière plastique. Il est une transfiguration de la lecture. Le contenu, l’image et la forme est propre à l’artiste qui le crée. En général, un tel livre est détourné, parfois détruit, pour l’orienter vers une nouvelle interprétation ou vers un nouveau propos. Voici quelques liens  si vous voulez aller plus loin :

    -https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre-objet

    -https://guylaramee.com/ qui creuse dans les livres pour créer des paysage.

    Ce livre Afrique est un de mes premiers livres objet. J’ai toujours été passionnée par le livre en tant qu’objet et en tant que pouvoir. En effet, dans un livre, n’importe quelle histoire est possible. Et me revoici des années plus tard avec cette envie de retenter l’histoire de la couverture incrustée, mais cette fois-ci sous forme de carnet, afin de pouvoir écrire ou dessiner dedans. Voilà comment est née l’idée de ce carnet (toujours pas terminé à l’heure actuelle) . Il prend la forme d’un grimoire malgré un nombre de pages peu important. Mon regard, pour illustrer ce carnet, s’est porté sur le kennya et la Tanzanie. Pourquoi ? Tout simplement parce que, dans mes archives, j’avais un super bouquin sur ces 2 pays. Un bouquin avec de supers illustrations. Je reviendrai dans un prochain billet pour le présenter techniquement et, je croise les doigts, terminé… A suivre !