art textile
création entreprise,  Fragements de vie

Mon histoire avec la fibre textile

Fibre textile : Laine, dentelle, galon et bout de tissu.

J’ai toujours été entouré de fibres textiles, et ce depuis mon enfance. Ma mère adoptive avait un élevage de lapin angora. Elle filait et tricotait sa laine elle même. Elle nous confectionnait nos vêtements. Autant dire que les travaux d’aiguille n’avaient aucun secret pour elle. Plus tard, lorsque je me suis orientée professionnellement vers le spectacle vivant ( la danse puis le cirque), les matières textiles m’entouraient toujours. À chaque nouveau spectacle il y avait une création de personnage, et qui dit nouveau personnage dit nouveaux costumes (souvent confectionnés dans des matières fluides pour rendre le mouvement aisé. Pour personnaliser ces costumes, chacun faisait de la récupération de bouton, galons, dentelles…).  Enfin, le textile m’accompagnait également dans l’aménagement de mon petit lieu de vie, à savoir ma caravane.

Ma passion et mon besoin de manipuler des matières textiles est viscérale. Le contact avec le textile est primordial car ça remplit mon être, me rassure, me console, et surtout m’inspire.

L’expérience professionnelle loin de la fibre textile

Après le spectacle, puis après ma formation d’art-thérapie (n’ayant pas débouché sur une carrière en institution) j’ai alors fait une tentative professionnelle dans la reliure qui a été peu fructueuse. C’est alors qu’une une petite descente aux enfers a pris place, en partie à cause du Covid…. Mais une visite éclaire de ma mère m’annonçant qu’elle me lègue :

  • son rouet pour filet la laine,
  • son métier à tisser,
  • sa machine à coudre,
  • ses restes de laines à foison et surtout ses kilogrammes de vieux drap d’antan en lin et coton à fait naître une évidence.

Je ne veux pas que toute cette matière disparaisse en décheterie!

Ma décision est prise : mettre le textile au cœur de mon activité.

Grâce à l’art textile je vais la transformer ! Le déclic final, celui du :

  • « je n’ai pas le choix,
  • il faut y aller,
  • je veux contribuer au monde,
  • je veux que mes enfants puissent grandir dans un monde plus vertueux,
  • j’accepte cette mission,
  • je fais la promesse de faire du mieux que je peux » est apparu en voyant le reportage d‘Hugo Clément.
patchwork

L’upcycling, le zéro déchet ou la seconde chance ?

Aujourd’hui c’est un engagement que je prends. Je veux créer avec des matières textiles récupérées qui seront transformées selon mes besoins. Des tissus plus souvent en coton ou en lin, qui pourront être ennoblies par mes soins, c’est-à-dire teintés, imprimés. Tous ces morceaux de tissu seront, assemblés, cousus et pourquoi pas brodés. Si le mouvement contre la fast fashion emploie le mot d’upcylé, d’autres disent qu’il s’agit de Zéro déchet. Pour moi, je redonne une chance à l’existant et je raconte une nouvelle histoire.

De la couverture à l’art mural au sein d’un studio de design.

Et pour être sure qu’un maximum de tissu soit transformé, j’ai décidé de faire de la couverture, de l’art mural qui, lui, me permet de mélanger des techniques ancestrales et de techniques contemporaines. Pour être encore davantage sûre d’aller au bout de mon envie, j’ai décidé d’investir dans une machine professionnelle. Elle s’appelle longArm et elle va me permettre de matelasser les surfaces que je vais créer.

Le studio de design textile Vert Garance est bel et bien en train de naître.

teinture végétale genade

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