Bilan du mois de juin : travaille la matière – Vert Garance

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bilan juin

Travailler la matière

La création d’entreprise est un long chemin de croix. Pour être sûr d’avancer, il est important de structurer et de fixer des objectifs (surtout pour une personne comme moi😋) afin de ne pas se perdre en chemin. Voici mon bilan pour le mois de juin qui vient de s’achever.

Mes objectifs pour le mois de juin étaient les suivants.

Le premier concernait ma présence sur les réseaux sociaux. Ils sont incontournables aujourd’hui pour toute entrepreneure, j’ai donc décidé de ne pas les négliger. En juin, j’ai réussi à être plus présente en story sur instagran en publiant de nombreux contenus. J’ai réinvesti Facebook, en créant une nouvelle page sur laquelle personne ne me suit (pour l’instant). L’important était de la créer, c’est chose faite. Je n’aime pas ce réseau, mais comme je le disais, c’est aujourd’hui incontournable.

Je voulais maintenir mon rythme d’écriture sur le blog et j’ai pris beaucoup de plaisir à raconter qui je suis, ce que je fais, les obstacles qui sont les miens, mes victoires aussi. Cela illustre mon métier je pense, c’est important pour moi de transmettre un peu de mon expérience. C’est vrai, pour le moment, tout cela part un peu dans tous les sens, et le rythme n’est pas encore régulier, mais je suis persuadée que cela constitue un puzzle dont je ne connais pas encore l’image finale. Jy prends du plaisir. Il ne faut pas que j’arrête en si bon chemin.

Mon bilan de juin est donc plutôt positif dans ces deux cas.

Pour le mois de juillet.

Pour le mois à venir, je vais poursuivre les efforts et trouver du contenu à offrir. J’aimerai tellement pouvoir échanger avec des humains ! Être derrière son écran, ça a du bon, ça protège un peu, mais je m’y sens seule. Échanger avec vous me ferait véritablement plaisir.

Au-delà de ces aspects « ordinateurs », il faut que je sois plus plus organisée sur les tâches à accomplir au sein de mon entreprise. Je suis ravie d’avoir découvert des outils de gestion comme Trello par exemple. Cet outil me permet de planifier mes taches, d’avoir une visibilité sur une échéance donnée. Ça m’aide à bien structurer mes tâches, leur déroulement, et de visualiser si je suis dans le bon tempo. De la même façon, mais dans un autre registre, je me sers de canvas pour mes stories et contenus sur instagram. Le gain de temps est appréciable une fois que l’appli est maîtrisée.

Une nouvelle fois, mon bilan du mois de juin s’avère assez positif.

Ce n’était pas prévu en juin, mais…

J’ai aussi suivi des formations gratuites sur facebook. Elles m’ont été plutôt bénéfiques ! J’ai commencé avec les Merakis. Cette formation m’a donné une vision sur le long terme, de ce que je veux pour mon entreprise et pour moi-même. Je n’avais qu’une vision restreinte et à court terme (je ne visualisais jamais plus loin que dans le mois à venir).

Penser et me dire que dans 10 ans j’aimerai être propriétaire d’un petit atelier de confection fut une révélation. C’est effectivement ce que je souhaite (et je l’ai d’une certaine façon toujours souhaité) : posséder un lieu dédié à l’art du livre, du carnet, où j’exposerai des petits accessoires tous fais à la main (matière et objet), où je proposerai des ateliers autour des techniques que sont la reliure, la broderie, la teinture naturelle, l’ecoprint, le papier recyclé…

À long terme donc, j’aimerai proposer aussi des ateliers pour transmettre aux gens l’envie de faire eux-même leurs carnets, mais j’aimerai également proposer des ateliers d’écriture et de dessin. Et puis, soyons fou, allons encore plus loin, cet atelier serait dans un « tout » qui fédérerait d’autres domaines comme, par exemple, l’édition, l’imprimerie, le design textile et papier. Il pourrait même y avoir un jardin de plantes tinctoriales et pourrait donc accueillir des paysagistes, des jardiniers.. Oups excusez-moi, je rêve tout haut…

Revenons à nos moutons. J’ai également suivi la formation des pies Bavardes sur le calcul des prix et là …. Bouuuuh dure, la réalité qui revient au triple galop😥….

Avoir des objectifs de production

Catastrophe, je ne suis pas dans les objectifs que je m’étais fixé ! L’organisation de ce mois s’est bien faite, mais entre le temps de production, mes envies, ces formations, la matière qui fut créée en début de mois mais pas utilisée comme je le voulais, je m’y perds ! Planifier le mois est une chose, tenir les objectifs en est une autre. Mais il faut du temps pour ajuster tout cela, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre pour cette « première », je vais lisser un peu tous ces éléments pour le mois de juillet.

En revanche, ce travail m’a aussi montré des « failles » dont je n’avais pas forcément conscience. Je pensais qu’en prévoyant de faire des carnets, je pourrais utiliser n’importe quel support de matière. Mais en fait, c’est l’inverse qui me stimule. En effet, je peux aujourd’hui affirmer que c’est la matière qui m’inspire des carnets, des reliures, des objets et le non le contraire ! Le fait d’avoir prévu de faire X carnets A6, X carnet 15/15, ne m’inspire pas, alors que d’utiliser un beau tissu teinté à l’avocat oui. Celui-ci ne devra pas être adapté au carnet, c’est le carnet qui s’adaptera au tissu…

Bilan du mois de juin

Seulement un tiers de la production est faite. Grosse, grosse déception  ! Alors soit Mon coté warrior a pris le dessus, soit mon organisation est mauvaise, trop ambitieuse. Une chose est sure, il va falloir redoubler d’efforts pour le mois prochain et ajuster la production.

Bref, mon constat est plutôt mitigé, surtout en matière de production. Je ferai mieux en juillet !😊

j’aime écouter des podcasts pendant que je confectionne mes carnets et celui que je suie depuis quelques jours en rapport à la création d’entreprise c’est celui de Julie. Ça mériterait un article complet sur son travail mais en attentant. Je vous mets le lien pour le découvrir.

Kinoko podcast : https://juliekinoko.fr/category/podcast

Et si vous avez de relire un de mes articles sur mes valeurs en voici un :

Faire son propre papier recyclé : des Valeurs Vert Garance

Bilan : Coronavirus (53 jours de confinement) et botanique.

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coronavirus bilan

Il est temps de faire le bilan de 53 jours de confinement, dû au coronavirus.

Nous avons vécu ce qu’aucun de nous n’aurait jamais pensé vivre, un confinement, chez nous, avec interdiction de sortir. La faute à ce coronavirus, ou covid 19, maladie hautement contagieuse qui s’est répandue sur le monde à une vitesse folle😲. Il apparaît que cette épreuve, autant collective qu’individuelle, m’aura appris pas mal de choses sur moi, sur mes envies, sur mon travail, et sur la vie, tout simplement. Aujourd’hui, il est temps pour moi de faire le bilan de ce confinement lié au coronavirus !

La famille comme piliers.

confinement bilanEn temps de crise, l’une des valeurs refuges est la famille. Au tout début du confinement, nous étions à 6, 2 parents et 4 enfants. Nous envisagions de créer un podcast, de travailler dans notre jardin, mais rien ne s’est passé comme nous l’espérions. J’ai été déçu par l’attitude des « fuyards » avec qui nous avions de jolis projets. Tant pis, je me suis focalisé sur mes petits et… mais ça je vous en parle plus tard.

Durant 53 jours de confinement, avec interdiction de sortir normalement, il a fallu occuper les petits, leur proposer diverses activités dans le jardin (qui est grand, ça aide, je plains d’ailleurs les gens vivants dans des petits appartements, sans balcon). Je m’estime un peu privilégiée tout de même. Donc entretient du jardin, les petits m’aident en détruisant systématiquement tout ce que j’essaye de construire ou de planter😧.

Nous avons fêté un anniversaire en confinement. Par chance, nous avions prévu le cadeau avant ! Ouf ! Cet anniversaire avait des allures tout à fait normales. L’un des autres inconvénients, outre le fait de devoir occuper les enfants, c’est ce poids que j’ai pris. Je ne me reconnais plus (ou à peine). Après avoir repris mes marques, promis, je me remets au sport !

De nouvelles envies de travail (malgré une situation précaire)

Ce confinement m’aura permis de prendre mon téléphone et d’appeler des ami.e.s perdu.e.s de vue depuis un moment. La faute à un emploi du temps toujours tendu, où les temps libres sont aussi rares que la neige en été. C’est-à-dire quasiment inexistants. Mais voilà, j’ai fait ce que je ne prends jamais le temps de faire : prendre des nouvelles. Cela m’a plu, et en même temps m’a révélé qui était important à mes yeux et qui ne le serait plus.

J’ai eu aussi très peur pour une de mes tantes qui a été atteinte du fameux virus. Eh oui, ça n’arrive pas qu’aux autres. Par chance, elle est aujourd’hui de nouveau négative au coronavirus, même si l’EHPAD dans lequel elle vit a été de nouveau mis en confinement. Mais elle va bien, je suis soulagée🙂 !

Bilan du confinement

Une attestation… en botanique !

Quel bonheur, j’ai mon attestation… J’ai maintenant en plus de connaissances en art-thérapie, reliure et travaux d’aiguilles, des connaissances en botanique. J’ai en effet suivi un Mooc (Tela Botanica) sur internet qui m’a délivré une attestation équivalant à une formation d’initiation à la botanique. JE possède donc désormais des bases solides et réelles ! Vive le confinement ! Jamais je n’aurais pensé que cette discipline me passionnerait tant.

Connaître les plantes qui nous entourent, comprendre leurs interactions, s’en servir pour se soigner, se nourrir ou, comme moi, les utiliser en tant que teinture naturelle, toute cette connaissance permet de protéger cette richesse, cette biodiversité. C’est une source de satisfaction et de plaisir intense.

Je vais encore progresser dans cette matière, d’autant que je ne conçois plus ma vie sans ce partenariat.

Car oui ! ma relation au monde végétal est bel et bien un partenariat que j’essaie de vivre en harmonie avec mon environnement (ce qui inclut des notions importantes de respect du vivant). Il est donc tout naturel que ce blog prenne une nouvelle tournure. Je pourrais échanger en toute modestie sur l’avancée de mon jardin, sur mes nouvelles découvertes de plantes, mais aussi et encore sur mes créations inspirées par cette nature. C’est donc le point très positif de ce bilan du confinement coronavirus 2020 !

À bientôt.

Mes écoutes podcasts pendant le confinement : Louie Media

J’aurai l’occasion d’en reparler dans un tout prochain post car ils font un travail de recherche remarquable sur les émotions d’une manière objective mais aussi intime.

Si vous voulais lire mon état d’esprit en début de confinement :

Vous pouvez lire l’article qui s’appelle Coronavirus et émotions.

bilan coronavirus

Décision de quitter la boutique Regards de Créateurs

décision

Après les doutes, la décision.

Je vous ai parlé de mes doutes dans un précédent article. Ils ne cessaient de m’empêcher de profiter pleinement de l’expérience au sein de la boutique Regards de Créateurs . Ils m’ôtaient même l’envie de continuer à produire de nouveaux carnets. Il me fallait donc prendre une décision. Mais avant cela, je voulais en avoir le cœur net et me suis rendu à la réunion du 12 mars.

La réunion.

J’avoue, sans mon mari, je n’y serai probablement pas allée. Pourquoi ? Les échanges que nous avions par mail, certains créateurs et moi, se terminaient souvent, pour ne pas dire toujours, par une forte incompréhension😤. Je ne voulais que proposer des petites choses pour alléger certains, pour montrer mon investissement au sein du collectif. Mais depuis cette réunion manquée, je me trouvais rabrouée assez sèchement, avec des messages souvent moralisateurs.

Donc, je ne voulais pas me rendre à cette réunion où la presque totalité du collectif devait être présente. C’était pour moi l’occasion de voir tout le monde et de me faire ma propre idée comme me l’avait conseillé une des créatrices. Mon mari m’a convaincu de m’y rendre, pour en avoir le cœur net. Je m’y suis donc rendu et ai rencontré presque tout le monde. Et me suis faite ma propre idée.

Une ambiance hostile à mon égard.

Autant le dire tout de suite, l’ambiance était hostile à mon égard, en particulier de la part de Lili. J’ai vite compris que je n’étais pas la bienvenue. L’une des créatrices ne m’a pas regardé de la réunion, pas une seule fois dans les yeux ! Une autre m’a dit qu’il serait bon d’afficher les prix. Elle n’avait même pas ouvert un seul de mes carnets alors qu’ils étaient sur place depuis mi-décembre et qu’une fiche descriptive, avec ce prix, y était insérée durant tout ce temps ! Elle n’en avait rien à faire de mon travail ! Comment le vendre dès lors ? Combien de ventes ai-je ratées par sa faute ?

On me demandait de m’investir, Ils évoquaient l’idée que je soit trésorière de l’association, sans même m’en parler😮, mais je ne désirais pas l’être, parce que ce poste exige des responsabilités que je ne me sentais pas en mesure d’assumer pour plein de raisons. À la place, je proposais de remplacer celui ou celle qui deviendrait trésorière en assumant certains de ses jours de présence en boutique. J’ai été mise en boîte par Lili assez sèchement, certains prenant néanmoins ma défense en argumentant que c’était exactement ce que je disais qui était une preuve d’investissement. Mais non, la cheffe en décidait autrement.

Le malaise grandissait. Je me sentais mal.

Ma décision de quitter la boutique.

Après la réunion, je suis sortie de la boutique avec Stéphanie et Thibault, le photographe de la boutique. Nous avons discuté un peu et quand Thibault nous a quittées, j’ai parlé plus longuement et à cœur ouvert avec Stéphanie qui depuis notre rencontre restait positive à mon égard. Elle est tombée des nues lorsque je lui ai dit tout ce que Lili avait bavé sur le dos des créateurs. Elle était choquée ! A priori, j’étais la seule à qui l’on avait fait ces confidences gênantes et pesantes.

Je suis rentrée chez moi dans un drôle d’état. J’étais en colère, déçue, totalement démoralisée. Et puis il y avait ce truc, ce coronavirus qui arrivait. J’avais peur. Peur de retourner à la boutique parce que peur de tomber sur des gens venimeux qui me ferait du mal par leurs mots blessants. Peur d’y aller la boule au ventre. Peur de ne plus réussir à avoir envie de créer car même les membres du collectif n’ouvraient pas mes carnets ! J’ai donc pris ma décision d’arrêter la boutique.

L’annonce.

Il a fallu l’annoncer cette décision. Et ce ne fut pas chose aisée. Tout s’est passé par mail. Ça a été violent. Très violent. Je rappelle que je n’ai toujours pas reçu mon contrat signé à cette date. Bref, j’ai dit que j’arrêtais, on m’a dit « comme c’est bizarre, juste au moment où on annonce un confinement » alors que j’avais parlé de mes doutes le 12 à la réunion. Nous sommes le 14, jour de mes 43 printemps ! Tu parles d’un joyeux anniversaire ! Suite à ma décision, on m’a dit que je ne récupérerais pas mes chèques de caution😡 !

J’ai demandé à être mise en contact avec le président de l’association pour que j’explique ce qui clochait par rapport à la restitution de mon contrat. Que je voulais qu’on me prouve mes fautes alors même que je n’avais jamais eu de fiches descriptives de mon travail comme les autres créateurs en avaient (bilingues qui plus est), que je ne figurais même pas sur la plaquette qui annonçait les créateur dits « permanents » (au bout de 4 mois !), tandis que ceux qui avaient depuis quitté la boutique y figuraient encore !

Prise de haute par certains créateurs, j’ai déballé tout ce que j’avais sur le cœur, on m’a traité d’affabulatrice! J’étais dans un état horrible🤮, je leur ai dit qu’ils pouvaient tout garder de mes créations, utiliser le papier de mes carnets comme papier toilette comme il y avait une pénurie ! Que je ne rendrai ma clé que lorsque j’aurai vu le président de l’asso etc. Au final, j’ai reçu un message me disant que je récupérerais tout mais que j’étais irrespectueuse !

Aujourd’hui.

J’étais véritablement hors de moi. Heureusement, j’ai pu échanger avec des créatrices qui étaient parties de la boutique et mes ressentis n’étaient pas tous infondés, que j’avais eu raison et que je n’avais pas été irrespectueuse. Je me suis sentie mieux. Aujourd’hui, je vais bien. Enfin bien… Je ne me sens pas trop mal, mais je suis vidé de toute envie de refaire des carnets. Je ne veux plus en entendre parler. Je veux tous les détruire, ils ne valent rien, ils ont été souillés par cette expérience nocive.

Et puis on est confiné maintenant. C’est quoi cette histoire😮? J’ai peur. Très peur, pour moi, pour mes enfants. Je n’ai plus de goût à la création, plus du tout. Je ne vois pas qui pourrait avoir envie de mes carnets. Ça ne sert à rien. J’arrête et vais essayer de vivre « normalement » auprès des miens. Je ne sais pas ce que réserve ce confinement. Je vais écrire chaque jour, “Mon journal de confiné” pour essayer de reprendre pied.

Différence entre artisanat, création et mon stand dans la boutique

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Le fait main, l’artisanat, la création.

Je veux revenir avec vous sur les trois notions que sont le fait main, l’artisanat et la création. Pour moi, elles sont vraiment distinctes et ne répondent pas aux mêmes exigences. Mais avant cela, je voulais aussi vous parler de l’installation de mon présentoir dans la boutique Regards de créateurs. Il s’est avéré compliqué de réussir à mettre mes carnets en valeur.

Le stand.

Chez moi, toutes mes créations sont disposées dans une vitrine. Celle-ci est assez grande, en bois blanc. Mes carnets et autres créations sont tous mis à l’intérieur, et elles trouvent dans cet espace leur cohérence, soit par la taille, soit par les couleurs, soit par les types d’ouvrages. Mais en arrivant devant mon stand, de couleur sombre (noir et gris), le casse-tête a commencé. Dans ma vitrine, les carnets sont à la verticale, ici, ils sont à plat pour la plupart, et ça ne me plaît pas. J’aime qu’il y ait du volume, mais là 😕. Les présenter à plat ne convient pas à l’idée que je m’en fais.

Alors j’essaye plein de positions, j’essaye de trouver une cohérence, mais entre 20 carnets (sur ce présentoir) et plus d’une quarantaine chez moi, l’effet n’est pas du tout le même. Je suis insatisfaite du résultat. J’expérimente plein de « formules » (par taille, par couleur) pour donner un impact visuel convenable. Je me suis arrêté sur cette présentation en attendant d’avoir plus d’expérience. Il faut que je sois patiente, c’est ma première implantation de magasin. Vous en pensez quoi ? Dites-moi si vous avez des idées. Ce sera un échange avec plaisir😉.

L’artisanat, la création et le fait main, la même chose ?

C’est vrai, on pourrait croire que ces trois notions sont les mêmes, et cela me pose problème, éthiquement parlant. Et puis aussi parce que je n’arrive pas à trouver ma place entre ces trois dénominations. Pour moi, je considère mon travail comme de l’artisanat d’art, car j’utilise des savoirs, comme la reliure par exemple, qui sont rattachés à l’artisanat. Et comme je les enjolive à ma manière, j’obtiens donc de l’artisanat d’art. Mais cela ne me convient qu’à moitié🤨.

Pour moi, le fait main est une distraction. Elle ne repose pas sur une rigueur particulière. Le but est de se faire plaisir, en loisir, pour soi-même. L’artisanat, c’est pour moi beaucoup de rigueur, de savoir-faire, mais cela implique, en gros, de refaire à peu près tout le temps la même chose, ou du moins de répéter des objets sur les mêmes processus pour des résultats similaires, avec une certaine perfection.

Imparfaites.

Enfin, la création s’appuie sur une démarche intellectuelle et un savoir-faire. Mais à la différence de l’artisanat, je ne peux pas (et ne veux pas😛) reproduire sans cesse le même objet. J’ai des bases relativement solides dans plein de domaines, mais n’arrive pas à me mettre dans un moule de « perfection ».

En ce sens, mes travaux comprennent des défauts. Oh, pas de grands défauts, un novice ne les remarquera peut-être pas, mais moi je les vois, je sais qu’ils existent. Au point que des fois je ne veux pas mettre le carnet en vente. Je dois m’y forcer. Aujourd’hui, maintenant que je comprends ces trois notions, je me sens plus détendue à l’idée de mettre en vente un carnet avec un « gros »défaut. Parce que ce défaut 😍 fait partie de son charme, de son âme aussi, en quelque sorte.

carnet aquarelle teinture curcuma et impression textile Vert Garance